Le vivier ardent #2 « Les dieux ont soif ! »

Pour cette deuxième édition du vivier ardent, j’ai choisi de parcourir l’univers des artistes émergents sous l’angle d’une thématique colossale : celle de l’antihéros. Des rêves plein la tête mais affublés d’un potentiel glamour à la The Feelies, je rends ici hommage à quelques uns de ces groupes qui ne sont jamais aussi sublimes que lorsqu’ils acceptent d’être irrésistiblement prisonniers de leur propre caricature. Des hommes libres qui ont refusé la gloire pour devenir cultes.

La playlist du vivier ardent sur Spotify, c’est ici.


Pokett : super héros de poche

Un charisme d’huitre, une absence étonnante de muscles, des chemises du plus mauvais gout, de timides voix qui semblent s’effondrer sous leur propre tension. Ne vous fiez pas aux apparences, les gars de Pokett sont de redoutables tueurs scéniques (le batteur chevelu a l’air assez méchant), ils l’ont d’ailleurs prouvé mercredi dernier, en première partie d’un concert « cultissimo » de Villeneuve au Café de la Danse. On approuve la recherche d’un souffle bancal digne de Grandaddy, l’inventivité des guitares sculpturales, l’émergence, après écoute assidue, d’une pop baroque, élégante et finalement assez barrée.

Pour en écouter plus: http://www.myspace.com/pokett

Stornoway : gentils garçons cherchent affection, « desperatly »

Ils auraient pu devenir les nouveaux Noah and the Whale, mais ont préféré faire des clips d’une niaiserie impeccable sur des tourniquets vous donnant la gerbe, ou bien encore, jouer les troubadours dans les bois avec des t-shirts dégueux. Ces jeunes louveteaux n’en font donc qu’à leurs têtes et respirent le romanesque des grands intérieurs. Leur pop à la beauté platonique me fait chavirer loin, très loin, me sort de mes grands moments  de misogynie noire, me replonge dans Barjavel le temps de Gondwanaland. Mon coup de cœur de folk mystico-niaise !

Pour en écouter plus: http://www.myspace.com/stornoway

Porco Rosso : Gruiiik ! (bruit du cochon)


Le 11 octobre, on a grillé le cochon Place des Fêtes, histoire de célébrer la sortie du premier véritable album de Porco Rosso, futures rock stars ratées de la scène indie française. Ce fut un grand moment d’euphorie à 10.000 Lieues à la Ronde même si vers 22h57, la fête tourna à une porcherie des plus raffinées et mélancoliques. De purs antihéros qui ne sont déjà plus dans la fleur de l’âge. Pourtant Porco Rosso, c’est la grande classe: ils chantent avec courage un français onctueux ! Des textes taillés dans l’écrin de diamant, des guitares à la fois planantes et incisives, une angoisse insaisissable qu’il s’agit de combattre, moi je dis Gruiik! (bruit du cochon). « L’odeur d’une rose trémière nous donne l’air heureux (…) Oh mon amour, notre cœur n’est pas de pierre, il est de diamant... » (22h57)

Pour en écouter plus: http://www.noomiz.com/porcorosso

Vodpod videos no longer available.

La playliste du vivier ardent sur Spotify, c’est ici

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