Le vivier ardent #1 « C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à température normale »

Avant que la gloire ne flétrisse l’innocence de leurs jeunes années, avant que la syphilis ne leur coupe les ailes, avant même que l’indifférence générale ne les rende tout simplement méchants. Le vierge paradis des artistes émergents représente peut-être le moment le plus proche de ce qu’est concrètement la musique populaire : une aventure existentielle et utopique faite de douleur, de passion et de pas mal de connerie. Le « vivier ardent », tel sera à présent votre rendez-vous avec la quintessence de ces jeunes groupes qui travaillent à devenir célèbres… ou pas.

Narrow Haze : Mogwai en bas de chez vous

Non, ce n’est pas encore un nouveau groupe psyché trippant à l’opium (quoique…). Et non monsieur Besson (voir plus bas), ce ne sont pas les membres suédois de Logh immigrés clandestinement à Paris. Narrow Haze, ça sent la promiscuité de mecs qui aiment jouer dans les caves froides et ténébreuses, en bouffant du cassoulet au milieu de leurs pédales d’effets gargantuesques. Ça sent la poussière et les néons. Un sentiment d’urgence comme si quelque chose allait péter. C’est tellement bien qu’il vaut mieux se taire, et ne pas trop en parler…


Pour en écouter plus: http://www.noomiz.com/narrowhaze

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Northern Portrait : The danish gay fanclub of Moz

Un titre qui en dit long: The Operation worked but the patient died. Des musiciens reconnus: Guitar: Yonni Marr, Vocals: Stefan Patrickson Morrikson, Bass: Handy Rourksen, Guest: Mickael Sthipe. Un hymne sur The Operation, à 2min13 : « I’ve tried to win, I’ve tried to loose, try it alllllllll » (voix retranscrivant un pathos théâtralisant et un drame existentiel à fleur de peau). Hommage aux Smiths réussi, élégant, so gay, parfaitement maitrisé et tout sauf sobre. Comme un classique à écouter dans une baignoire remplie de rose en fumant une Davidoff.


Pour en écouter plus: http://www.myspace.com/narrowhaze

Axel & the Farmers : brain-drain à l’anglaise

Parce que la France est un petit pays nauséabond quand il s’agit de devenir une star du rock et  surtout, surtout, parce que Londres c’est de toute manière tellement plus sexy, Axel décida de devenir un émigré  précoce chez les british. Éric Besson, plutôt que d’en venir aux mains avec Bakchich, devrait réfléchir aux raisons obscures qui ont pu pousser à se barrer un mec multi-instrumentiste, mannequin, ultra doué et de surcroit, drôle. Il revient humilier la politique d’immigration de Besson, le 2 octobre, à la Flèche d’or, grâce aux Boutiques Sonores.


Pour en écouter plus: http://www.noomiz.com/axelandthefarmers


Retrouver la playlist du vivier ardent sur Spotify: ici

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