Mes bonnes vacances de Noël au cinéma : Western australien, Maximonstres, Merditude des choses et Chats Persans.

Quelle joie les fêtes ! Quel plaisir ce sentiment de chaleur, cette envie d’offrir (et de recevoir), de se retrouver en famille, au coin du feu pour manger et s’aimer ? Honnêtement je n’ai pas d’avis, en tout cas j’ai réussi à aller pas mal au cinéma et ça je vais vous raconter. Histoire de dire un peu ce qu’il fallait entrevoir aux derniers instants de 2009.

Max et les Maximonstres de Spike Jonze ou à l’anglaise Where the Wild Things are.

Ce petit livre pour enfants était un nid à idées pour Spike Jonze, de l’histoire simple et enfantine de Maurice Sendak il nous offre un geste puissant sur la « force et la tendresse » de l’enfance.

C’est un film pour adulte qui n’oublie pas son âme d’enfant. D’une rare violence sur la relation mère-fils et sur la démesure de l’affectif chez l’enfant, ce film demeure poétique et émerveillé en tout point tout en nous captivant comme des gosses. Rien de tiède, rien de déjà-vu, du scénario à la mise en forme tout se détache de l’habituel pour nous offrir une belle surprise.

Les mots me manquent, c’est un film à en chialer. Pour l’émotion, rien à dire. Je suis peut-être trop émotif en ces mois d’hiver, mais les larmes sont montées. Ces gros nounours sont nos vieux démons affectifs. Même caricaturaux ils apparaissent encore plus fortement comme le miroir de nos cœurs. C’est vraiment un film qui touche même sans aller chercher loin. Juste accepter cette liberté du réalisateur et cette force indescriptible qui se dégage. Première bonne résolution pour la nouvelle année : ne pas se louper, on est tous des Maximonstres.

The Proposition de John Hillcoat, un Western pas comme les autres : idéalisme de la contemplation et nihilisme de l’action.


Il est très difficile de parler de ce film, alors juste quelques points pour vous convaincre de vous bouger dans l’un des quelques cinémas où il est diffusé.

Deux choses : ce film n’est pas un western ; ce film est le meilleur western qu’il m’ait été offert de voir (merci à Purepains).

Non ce n’est pas un western, ou comme dirait mon acolyte c’est un film qui joue avec les cadres classiques du western pour nous emmener complètement ailleurs. Pour nous montrer que rien n’est simple, que seule la subtilité permet de saisir l’essence des choses. Ici rien n’est donné au spectateur. Il est forcé de voir à travers les paradoxes puisqu’on lui montre toute la cruauté de l’homme mise en contraste avec la beauté du monde. Grandes réflexions assurées en sortant du fauteuil confortable du cinéma : chercher à saisir cet idéalisme dans la beauté de la nature et du détail (un bac de roses au milieu du désert) et pourtant toujours un certain nihilisme dans l’action.

C’est le meilleur des westerns. C’est un western qui montre que la civilisation n’est pas une valeur en soi, n’est pas un concept valable. Je ne m’étends pas, je vous laisse ce joyau qui a pourtant mis 4 ans pour arriver sur nos écrans. A ne pas louper pour prendre justement les bonnes résolutions de 2010.

Les Chats Persans de Bahman Ghobadi : la musique ou la vie? Non, la fuite ou la vie.

Ce film doit être vu, par pure ouverture d’esprit et par pur intérêt pour les  « évènements » iraniens. Après ne croyez pas trouver un film sur la musique et ne croyez pas trouver vraiment un film. Allez-y pour trouver quelques belles chansons et une mise en scène assez juste sur le problème de la jeunesse iranienne. C’est une jeunesse comme la nôtre mais qui suffoque, qui ne peut plus supporter le régime, or le régime est tellement oppressant que la seule solution c’est l’exil ou la mort.

Un film qui prend au trip en fin d’année et une vraie Human Jungle par Take it Easy Hospital, le groupe du film dans son propre rôle :

La Merditude des choses de Felix Van Groenigen : chômage, alcoolisme et mal d’être nordique.

En général quand un film belge arrive sur nos écrans c’est qu’il ne faut pas le louper. Là je suis partagé. Le film est peut-être  trop porté par ses thèmes dérangeant en eux-même, et finalement on ne sait pas trop quoi en tirer, on ne retient pas grand-chose. On passe un moment ni vraiment drôle, ni vraiment cynique. Cependant un bel essai de donner à voir ce qu’on ne voit jamais. Je ne m’étendrai pas, je recommande ce film malgré quelques doutes : rien que pour son idée forte : l’auteur le dit lui-même, c’est de saisir la vie comme on l’aperçoit quand on la voit d’un train, par derrière, par les arrières cours, par les chemins boueux où s’entassent les déchets.  Merditude et tendresse au tournant de 2009 assurées…

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